Début d’après-midi, dimanche 25 janvier,
Les deux voitures archi-bondées d’affaires chaudes ou imperméables, eu égard aux prévisions météo maussades annoncées pour la semaine à venir, se retrouvent au parking relais de Créavallée, pour ensuite prendre la direction de Cauterets, via les autoroutes A62, 65, 64. Nous arrivons à destination vers 19h et prenons le temps de nous installer dans nos chambres au 2ème et 3ème étages du gîte Beausoleil. Anouk, la gérante, nous accueille pour le repas du soir, savoureux comme les suivants.
JOUR 1
Nous faisons connaissance de notre guide Matthéo, du bureau des guides de Cauterets. Il arrive dans son beau bus Mercédès, avec les raquettes. Toutes et tous dotés du matériel nécessaire pour nos randos, notre guide nous conduit en direction de Pont d’Espagne pour ce premier jour. La route est enneigée et une question se pose, d’autant que la pente est raide et les virages en épingle à cheveux. Faut-il mettre les chaînes ? Mettra ? Mettra pas ? … Ouf, non, ça passe !
Avant de débuter la rando, sur le parking du célèbre site pyrénéen, les conseils du guide sont les bienvenus pour vérifier que les raquettes sont bien fixées.
Allez, on attaque ! Neige à foison et soleil, en prime. Inespéré.
Notre accompagnateur va devoir donner de sa personne toute la journée. Il va être à l’œuvre sans relâche pour tracer la piste, damer la neige dont l’épaisseur est quelquefois supérieure au mètre. Et surtout choisir le bon itinéraire, car le risque d’avalanche est élevé ! Attention, pas d’intrus souhaité : la piste nouvellement créée est réservée au groupe GPAM, pas question que d’autres l’empruntent. Trop facile, ne pas s’en approcher si l’on ne veut pas subir les remarques de Matthéo.
Les sous bois sont magnifiques. Des espaces immaculés, vierges s’offrent à nos regards émerveillés. Les arbres, pins, mélèzes, épicéas, hêtres aux troncs ventrus ou plus élancés selon la lumière dont ils disposent, aulnes, … se sont parés de neige fraîche qui les habillent de façon originale. Nous remarquons des traces d’animaux (martres, renards), Nous traversons aisément quelques ruisseaux.
Faire la trace demande beaucoup d’énergie au guide. Il nous faudra près de deux heurs pour arriver au lac de Gaube. Autant dire que la pause casse-croûte est la bienvenue, à proximité du panneau signalant le lac, panneau presque enfoui sous le manteau neigeux.
Nous redescendons par la même piste, par prudence, évitant les risques d’avalanche qui seraient plus nombreux sur le GR tout proche. La piste est déjà faite et ça descend, « c’est du gâteau ».
L’office de tourisme a-t-il voulu compléter le tableau de cette fort belle journée ? Sur le bord du chemin, au retour, nous pouvons observer un izard, broutant à quelques mètres de nous. Superbe !
Notre guide, comme tous ceux qui vont nous en parler au cours de la semaine, est étonné pas les cumuls de neige qui sont tombés ces derniers jours. Depuis au moins 10 ans, il n’y en avait pas eu autant.
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JOUR 2
La météo est capricieuse ce matin et le guide hésite pour la localisation de la randonnée. Finalement, il choisira la station de Hautacam.
Bonne pioche ; nous ne croiserons quasiment personne sur ce circuit et bénéficierons d’un peu de soleil le matin. Il est vrai, le vent s’est invité, notamment sur les crêtes. Nous y progressons en suivant les courbes de niveau, et n’avons donc pas à faire face à du dénivelé. En revanche, il y a du dévers.
Fort opportunément, une cabane nous abrite pour le pique-nique.
Quelle ne sera pas notre surprise, après avoir savouré le thé bien chaud parfumé au gingembre , de constater qu’un brouillard enveloppe les lieux et qu’il est donc impossible de continuer la boucle telle qu’initialement prévue. Nous sommes obligés de reprendre notre trace à l’envers, de rebrousser chemin dans la purée de pois. Nous ne pourrons pas récupérer le bonnet qui s’est envolé à cause du vent qui souffle toujours aussi fort ! Les conditions du retour sont rudes, le froid est vif ; la visibilité nulle. Il faut progresser en file resserrée, à vue. Les traces du matin sont déjà presque effacées alors qu’elles seraient utiles. Le niveau de vigilance est au maximum dans le groupe.
Tout est bien qui finit bien, tout le monde arrive au parking sans encombre.
Alors pour bien récupérer avant le dîner, rien de mieux qu’une douche réconfortante. Ou encore une détente aux thermes avec bains bien chauds, sauna et hammam.
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JOUR 3
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. La journée s’annonce ensoleillée, avec possibilité d’admirer des panoramas ouverts.
Ce matin, deux d’entre nous sont restés à la station, pour profiter différemment de cette belle journée.
Pour les autres, départ en direction de la station de ski de fond de Couraduque à 1267 m.
La boucle commence par un passage dans les sous-bois, avec un peu de dénivelé, avant d’arriver sur le plateau du Soum du Berducou à 1642 m. Matthéo y devient philosophe devant tant de beauté, il nous dit « Nos sommes partis de rien et avons réussi à nous élever » (… à propos d’autre chose mais qu’importe ). Pas de vent, une incroyable vision panoramique avec notamment le Pic du Midi dans la perspective, ce lieu est idéal pour le pique nique. Nous y laissons l’inscription éphémère de « GPAM 2026 » tracée au bâton…
Les plus courageux enchaînent avec une grimpette sur un pic en face.
La descente s’amorce par une séance de glissade improvisée, localement baptisée « culing », une spécialité locale… très apprécié une fois testée. Le retour à travers les bois est agréable et sans soucis.
Avant le retour à Cauterêts, Matthéo nous invite à son domicile à Arras-en-Lavedan. sur la route près d’Auncun, pour un moment de convivialité autour d’une boisson chaude accompagnée de la célèbre tourte à la myrtille de chez Gillou.
Cette journée a été la plus belle du séjour.
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JOUR 4
Pour la dernière journée de raquettes, nous prenons la direction du grandiose cirque de Gavarnie à une heure de route.
Un stop à l’office de tourisme permet de glaner des informations sur la météo prévue. Aucune prévision n’aura été juste pendant le séjour. Au lieu de la pluie annoncée pour ce jour, nous aurons encore une belle journée, quoique nuageuse.
Le site est couru : nous ne sommes pas seuls au départ depuis l’église. Aujourd’hui, la trace est faite, il suffit de la suivre jusqu’au refuge où nous allons nous abriter le midi et déguster une dernière fois les délicieux pique-niques d’Anouk.
Après la pause, la boucle nous mène à proximité de coulées de neige ou de mini avalanches, ce qui permet de mesurer combien il convient de s’informer en montagne avant de s’y aventurer. Au loin, des izards en profitent pour grignoter, profitant des arbustes découverts à la suite des coulées.
Le retour est facile. Nous pouvons admirer les cascades gelées du cirque ou d’autres cascades plus actives, même si le soleil est pâle. Tant qu’il ne pleut pas, nous sommes contents.
Pour finir, nous suivons les chemins de raquettes « d’élevage », c’est-à-dire sur des circuits très fréquentés, à travers les bois jusqu’au parking de Gavarnie. Nous partageons ensuite un pot final avec notre guide préféré !
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Vendredi,
Il faut refaire les bagages et tout caser dans les coffres, ce qui est toujours délicat.
La matinée passe vite à Cauterets, à flâner en ville, faire des emplettes ou une balade, avant le déjeuner au restaurant le Royalty face au ciné.
Nous avons quitté les Pyrénées vers 14H00 et sommes arrivés sans encombre mais sous la pluie à Périgueux vers 19H00.
Merci, Christophe, d’avoir remis un séjour « raquettes » au programme. Cette parenthèse dans une ambiance différente permet de bien se ressourcer .
C’était un plaisir de partager ces moments avec un groupe sympathique.
Déjà, nous pensons à 2027, fort de cette expérience…
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