Comme pour un livre, le parcours du chemin d’Amadour, pour le GPAM24, commence à s’écrire, et va comporter plusieurs chapitres.
Pour l’introduction, ce samedi 12 septembre 2026, et en guise d’entrée en matière, 15 randonneurs ont commencé par un chemin de croix ! Ce qui pourrait paraître peu engageant. Certes, mais à Rocamadour, dans un décor somptueux où l’ambiance mystique et spirituelle est omniprésente, il s’agit d’entamer un périple au long cours pour atteindre Soulac-sur-Mer après avoir parcouru 500 km, en sens inverse du pèlerinage.
Le challenge consiste à mener le projet jusqu’à la conclusion. Suspense…
CHAPITRE I, SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2026
MATIN
Il fallait se lever tôt pour rejoindre Rocamadour mais en compensation avoir le plaisir de pouvoir admirer, en route, un beau lever de soleil, prometteur d’une journée chaude.
Après avoir déambulé dans la rue et les escaliers du sanctuaire encore calme avant l’arrivée des touristes, et avoir jeté un coup d’œil à la vénérée Vierge Noire, nous avons rejoint la vallée de l’Alzou, la rivière qui coule au pied de la cité, au fond d’un canyon spectaculaire.
Plus loin, après la croix du Crouzol, commence la vallée de l’Ouysse, rivière qui est en partie souterraine.
De nombreux moulins y était autrefois en activité. Celui de Cougnaguet, produisant de la farine, date du 12ème siècle et a été fortifié au 15ème siècle. Il a fonctionné jusqu’en 1959. Il se visite aujourd’hui. La visite commentée est fort intéressante, ponctuée d’anecdotes et de pointes d’humour. Et, en sus, une dégustation inattendue et la possibilité de partir avec un peu de farine.
Ayant pris un peu de retard par rapport au programme envisagé, nous avons quand même pris la décision de nous rapprocher du pont de l’Ouysse pour d’abord prendre le pique-nique à l’ombre, non loin de la rivière. Puis pour la pause-café, confortablement installés, avec la vue sur le vieux pont infranchissable désormais, et le château de Belcastel juché 50m au-dessus de la Dordogne. Nous allons maintenant randonner dans la vallée de la Dordogne, 3ème vallée du jour.
APRÈS-MIDI
L’été indien est particulièrement chaud cette année. Nous cheminons sur des causses écrasés par la chaleur, avec une végétation sèche alternant avec les noyeraies qui semblent peu productives sauf si elles ont bénéficié de l’irrigation.
Nous dépassons le château de la Treyne qui avait abrité des collections du Louvre pendant la seconde guerre mondiale (hôtel de luxe maintenant) et rejoindrons petit à petit Souillac.
2 remarques pour ce qui concerne cette journée dans le Lot :
– la signalétique du chemin d’Amadour y est inexistante,
– une partie du tracé, à proximité de l’autoroute, est pénible, d’autant plus sous un soleil ardent.
Pour autant, cette première journée nous a réservé de belles découvertes et surprises, que ce soit côté patrimoine ou côté paysages.
Avant de rejoindre l’hôtel Bellevue à Souillac, il nous faut traverser toute la ville (c’est long mais c’est toujours cela de gagné pour le lendemain). Au passage, nous aurons apprécié le charme de l’abbatiale, du beffroi ou des rues pittoresques, tout en remarquant les nombreuses devantures de magasins fermés.
Il était temps d’arriver, nous sommes fatigués, il faut l’avouer. Certains ont osé aller se rafraîchir dans la piscine, en attendant la consommation gentiment offerte sous la tonnelle et le repas du soir savoureux et copieux.
Personne n’a joué les prolongations après cette journée sportive et bien remplie.
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CHAPITRE II, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2026
Bien reposés et après le petit déjeuner bien fourni, nos sacs à dos chargés d’eau et du pique-nique, nous reprenons le chemin.
En matinée, il fait bon randonner dans des forêts ombragées, sous des frondaisons percées de rais de lumière. En revanche, nous n’avions pas pensé à l’ouverture de la chasse et nous avons dû nous signaler à divers endroits. Nous prenons connaissance du bilan en fin de matinée : 2 victimes, à savoir un sanglier et un chien, alors sur la table d’opération chez le vétérinaire, sa tête ayant été écrasée par l’animal abattu.
Ce dimanche, le parcours nous a amenés rapidement en Dordogne. La signalétique est meilleure, le chemin d’Amadour nous paraît davantage « finalisé ».
Nous traversons une zone commune à celle de la Ronde des villages, mais avec un tracé différent, plus direct.
Nous nous arrêtons pour le pique-nique à Carlux, soit à l’ombre des platanes soit sous la halle près de l’église, qui abrite une Vierge polychrome, et proche du château moyenâgeux qui domine le village.
L’itinéraire passe ensuite à côté de Saint-Julien-de-Lampon, de Veyrignac avec au loin le château de Fénelon. Il fait tellement chaud qu’il est nécessaire de recharger les gourdes, d’où un arrêt au cimetière à cet effet.
Et nous atteignons Groléjac, le but du week-end ! C’est avec plaisir que nous partageons un pot pour conclure de façon relaxante ce week-end où, étant partis de Rocamadour, nous avons terminé à Groléjac, avec des conditions météo l’après-midi inattendues à cette période de l’année.
Fourbus mais fiers de nos exploits, nous avons regagné nos domiciles.
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Une esquisse pour cinq nouveaux chapitres de l’aventure est annoncée pour 2027, avec un dimanche avant mai 2027 et 4 jours vers le 8 mai/pont de l’ascension.